March 4, 2013

Les araignées





Les araignées sont des prédateurs invertébrés arthropodes de la classe des Arachnides. Elles sont dotées de huit pattes et ne disposent (Dieu merci!) ni d'ailes ni d'antennes ni de tentacules ni d'aucunes autres protubérances répugnantes qui les rendraient encore plus affreuses qu'elles ne le sont déjà.

La peur des araignées est l'arachnophobie. C'est l'une des phobies les plus fréquentes (j'en suis personnellement très atteint).

Dans le règne animal, la taille des araignées varie, selon les espèces, de minuscule jusqu'à une trentaine de centimètres. Au cinéma, par contre, ce sont les araignées de 30 centimètres qui sont considérés minuscules.

De par son aspect répugnant et la peur qu'elle provoque chez beaucoup, l'araignée est une créature de prédilection pour les films d'horreur. Du coup, il y en a beaucoup.



Voici donc une liste - que j'ai voulu la plus exhaustive possible - chronologique des films d'araignées tueuses. Seul les films de cette catégorie ont été retenus. C'est-à-dire que j'ai volontairement omis les films ou l'araignée est secondaire (comme Spider-Man), trop extra-terrestre (comme Starship Trooper) ou hybride (comme Mary-Cookie and the Killer Tarentula). Le thème de la femme-araignée revient souvent, je ferais sûrement une chronique la-dessus un moment donné.


[1955] Tarentula


Le premier film d'araignées tueuses, à ma connaissance, est Tarentula. Certes il y a eu avant "Mesa of Lost Women", mais l'araignée y est secondaire et le film focus plutôt sur des femmes hybride araignée-humain crées par un savant fou et, par conséquent, n'a pas été retenu pour cette chronique.

Tarentula, lui, est un vrai film d'araignée en bonne et due forme: Une araignée géante crée par des expériences génétiques sème la panique dans une petite ville américaine.

Comme la plupart des films de science fiction des années 50, c'est relativement nul, c'est cependant loin d'être le pire et il se laisse regarder sans peines.

Son réalisateur, Jack Arnold, est un habitué du film de genre, il est aussi responsable de "It came from Outer Space" et des films cultes de la série des "Creature from the Black Lagoon". Il se tournera plus tard vers la télévision et réalisera de nombreux épisodes de télé-séries a succès comme "The Bionic Woman", "World of Giants" et "Peter Gunn".


[1958] Earth vs the Spider


Un homme ne rentre pas un soir. Le lendemain, sa fille et son copain décident de parti à sa recherche et aboutissent dans une cave où ils découvrent une araignée gigantesque.

C'est un film de Bert "Mr Big" Gordon (qui a été mentionné ici récemment puisqu'il a aussi réalisé "Attack of the 50 ft Woman"- voir ma chronique sur les femmes géantes).  Mr Gordon détient le record du réalisateur le plus souvent repris a l'émission "Mystery Science Theater 3000", qui reprend, de manière supposément humoristique, les pire navet du cinéma.

Le film ressemble beaucoup à Tarantula sorti seulement deux ans plus tôt. Il en est aussi légèrement supérieur avec un scénario un peu plus évolué (à peine, mais quand même) et un timide embryon de message écolo.


Un film du même nom est également sorti en 2001. C'est un film avec Dan Akroyd qui, malgré la similitude des titres, n'en est pas un remake. C'est plutôt une sorte de rip-off de Spiderman.





[1975] The Giant Spider Invasion


Je n'aime pas trop la populaire expression "so bad it's good" car je la trouve trop condescendante, mais force est d'admettre qu'à l'occasion c'est la plus appropriée. Avec son sheriff grimaçant, son "héros" répugnant qui fait des avances à sa propre fille et sa ridicule araignée géante en papier mâché, The Giant Spider Invasion est un petit chef-d'oeuvre à sa manière.

Ça raconte plus ou moins l'histoire d'une invasions d'araignées (de tailles variées) suite à une pluie de météorite sur un petit village paumé du Wisconsi, mais le tout est noyé par de multiples intrigues secondaires toutes plus insignifiantes les unes que les autres et la plupart reliées à la vie sexuelle débridé du gros porc qui sert de héros (ou, à tout le moins, de personnage principal).Cette "chose" a été réalisé par un petit noble d'origine estonienne vivant aux États-Unis et qui fut aussi deux fois gouverneur du Wisconsin; le baron Bill Rebane.

Rebane est un maestro du série-Z qui a également gratifié l'humanité de titres comme Monster A Go-Go, Invasion from Inner Earth et The Capture of Bigfoot.

Les acteurs et actrices de The Giant Spider Invasion sont, pour la plupart, des têtes connues, mais on qualifia, a l'époque, son casting de "has-been'.

Une merde, certes, mais une merde à voir absolument.


[1977] Kingdom of the Spiders


Probablement le plus mémorable de tous les films mentionnés dans cette chronique, Kingdom of the Spiders est un film de John "Bud" Cardos sorti en 1977 mettant en vedette William Shatner et Tiffany Bolling.

Une petite ville du sud des États-Unis est aux prises avec une armée de tarentules gloutonnes. Un cow-boy-vétérinaire-dragueur et une science-blondasse tentent d'arrêter le fléau.

Après plusieures décennies ou le cinéma fantastique et de science-fiction eut exploité toutes les combinaisons possibles de monstres-géants venus de l'espace, les années 70 virent une sorte de retour à la terre et une bonne quantité de films ou l'ennemi n'est ni "venu de l'espace" ni "mutant" ni rien, mais bien des animaux "normaux" mais totalement en colère contre l'humanité. Ici, des tarentules ayant survécues aux arrosages massifs de DDT - mais pas les plus petits insectes qu'elles ont l'habitude de manger - alors elles se regroupent pour attaquer des proies plus grosses!

Anecdote amusante: pendant les auditions, directeur Carlos gardait toujours sur son bureau deux grosses tarentules question de jauger les réactions...

On ne peut pas, en toute honnêteté, qualifier Kingdom of the Spiders de bon film. C'est un film de série-B - assumé, mais série-B quand même. Néanmoins, je pense que c'est un des meilleurs.


[1977] Tarantulas: The Deadly Cargo

C'est peut-être parce que j'ai vu ce film vers la fin de mon marathon de films d'araignée - étape nécessaire, mais parfois fastidieuse à des chroniques "thématique" - mais je l'ai trouvé d'une insignifiance grave.

Si je le compare aux deux autres films de la même décennie, Tarantula: The Deadly Cargo n'a ni la qualité (toute relative) de Kingdom of the Spiders ni la panoplie de personnage haut en couleur de The Giant Spider Invasion.

C'est un téléfilm de Stuart Hagmann qui est surtout connu pour avoir réalisé de nombreux épisodes de télé-séries populaires comme Mannix et Mission: Impossible. Les acteurs aussi, pour la plupart sont des têtes connues de la télévision mais rien de plus.

Bref, un navet insipide.


[1990] Arachnophobia


Des araignées sud-américaines très venimeuses sont transportées accidentellement aux États-Unies où elles terrorisent une petite ville de la Califournie.

Arachnophobia est un film mainstream au scénario relativement convenu, mais qui fait peur quand même - ou, a tout le moins rend inconfortable - à cause de ses milliers de petites araignées poilue et répugnantes.

C'est le premier film du spécialiste de l'hollywooderie Frank Marshall et il met en vedette Jeff Daniels et Julian Sand. Avec un budget de 31 millions, c'est probablement le film d'araignée le plus onéreux. Il n'eut cependant qu'un succès moyen.

Je trouve ce film trop commercial, mais force est d'admettre que les araignées y sont particulièrement réussies, qu'il fait hérisser les poils des arachnophiles et que, par conséquent, se doit d'être considéré comme un des classiques du genre.


[2000] Spiders



Une journaliste passionnée des extra-terrestres enquête sur une base secrète dans le désert qu'elle croit une sorte d'"area 51". S'y trouve en réalité le survivant d'un incident sur une navette de la NASA qui vient tout juste d'être ramené sur Terre. Il n'est, vous vous en doutez, pas revenu seul.

Spiders, réalisé par Gary Jones - un tâcheron du "Creature Feature" de série-Z - est un film correct qui, s'il ne se démarque pas vraiment des autres et en réutilise la même recette, n'en demeure pas moins un film divertissant et bien fait. Sa vedette y est Lana Parilla, une actrice que n'est connu que des télévores puisqu'elle ne joue, essentiellement, que dans des télé-séries.


Il est suivi de Spiders II: Breeding Ground - qui sera décrit plus bas - mais les deux films n'ont pas vraiment de liens.

Après une décennie complète sans aucun film d'araignée tueuse digne de ce nom, c'est quand même un bien mince retour.

[2001] Arachnid


Suite à un accident d'avion, une poignée de gens se retrouvent perdus au fond de la jungle. Malheureusement, au même endroit, des araignées de l'espace viennent également d'arriver...

Arachnid, film de Jack Sholder sorti en 2001, est une oeuvre divertissante mais relativement convenu qui n'a de réellement original que son environnement junglesque et l'origine extra-terrestre de ses araignées. Il met en vedette Chris Potter - un acteur qui travaille surtout pour la télé - et Alex Reid, une habituée des rôles de "tough chick" qu'on a pu voir également dans (l'excellent) The Descent.


Spiders II: Breeding Ground 


Un jeune couple fait la belle vie sur un voilier. Une tempête se lève et coule le bateau. Ils sont néanmoins repêché par un gros navire marchand dirigé par un capitaine souriant et dragueur. Mais nos naufragés ne tardent pas à comprendre que quelque chose est étrange dans ce bateau...

S'il s'agit là d'un (autre) "Creature Feature" de routine, il se démarque quand même par son scénario original et son huit-clos particulier. Ça change de l'habituel village du sud des États-Unis avec son septempinel maire qui ne veut pas annuler l'évènement prévu dans quelques jours...


Il est réalisé par Sam Firstenberg - qui se spécialise en général dans les films d'arts martiaux cheap comme "American Ninjas" et "Cyborg Cop" - et met en vedette des acteurs et actrice de la télévision comme Stephanie Niznik, Greg Cromer, Daniel Quinn et Richard Moll qui incarne ici un docteur bourru et ressemble à s'y méprendre à Lucio Fulci.

Pas de quoi crier au génie, mais un bon petit film quand même.


[2002] Eight Legged Freaks



Un incident impliquant des déchets toxiques et une ferme d'élevage d'araignées exotiques cause des soucis à la population locale.

Eight Legged Freaks apporte une idée assez intéressante au genre avec sa ferme d'élevage faisant en sorte qu'à l'instar des autres films d'araignées tueuses ou les créatures sont toutes similaires et de la même espèce, on a ici une variété d'araignées différentes en allures, en tailles et en capacités. Il est réalisé par le néo-zélandais Ellory Elkayem qui avait déjà, en 1998, fait un (excellent) petit court métrage arachnéen intitulé Larger Than Life. Ce court-métrage est disponible dans sa version intégrale sur YouTube.


Avec un budget de trente millions (estimation d'IMDB) ça en fait quand même, avec Aracnophobia, l'un des films d'araignées tueuses à plus gros budget. Il est meilleur que ce dernier par contre; le scénario y est nettement plus original et les personnages plus intéressants.

On y retrouve David Arquette, Kari Wuhrer et Scarlett Johansson.  Pour un film mainstream bourré de placements de produits, il est quand même pas mal!


[2003] Arachnia


Arachnia est un film de Bret Piper, qui est aussi responsable du Bites Me! mentioné plus haut. C'est moins de la pure comédie que le précédent, mais ça ne se prend pas au sérieux pour autant. J'ai adoré en fait.

L'histoire est celle d'un petit groupe d'étudiants, leur professeur (un anthropologue) et un pilote qui sont à bord d'un petit avion mais, suite au chaos provoqué par l'atterrissage d'une météorite, celui-ci crash quelque part dans la forêt ou, justement, des araignées géantes sont en train d'envahir la place.


Toute ressemblance avec le scénario de Arachnid (voir plus haut) ne relève, bien sûr, que de la pure coincidence.

Les araignées sont réalisées en stop-motion. J'adore la stop-motion et Piper (qui est visiblement un plus grand admirateur de Ray Harryhausen que de George Lucas) s'y débrouille très bien même si, pour l'auditoire moderne moyen, ça pourra sembler bâclé et dépourvu de réalisme.

Le film met en vedette Rob Monkiewicz - qui s'avère un excellent acteur surtout lorsqu'on compare le rôle de héros musclé qu'il incarne ici avec l'exterminateur trisomique qu'il jouait dans Bites Me!, Irene Joseph - une charmante afro-américaine qui n'a à son répertoire que deux films de Bret Piper et une poignée d'autres acteurs et actrices inconnus, mais qui s'y débrouillent très bien.



[2004] Bite Me!


Dans Bite Me!, ce sont plutôt des tiques que des araignées, mais comme elles ont huit pattes et qu'un prétexte pour mettre des photos de Misty Mundae à poil est toujours le bienvenue, je le mentionne quand même.

J'aime beaucoup ce film. Brett Piper a un talent énorme pour faire beaucoup avec peu. Si on compare ce film (ou Arachnia qui sera mentionné plus bas dans la section des grosses araignées) avec des grosses productions comme Arachnophobia on se rend vite compte qu'outre les technicalités, Piper fait des films 30x plus agréables à regarder pour 30x moins de budget, à moins, bien sûr, que vous ne soyez de ceux qui ne jugent un film que par la qualité de ses effets spéciaux...


Bites Me!, donc, est un film de Brett Piper de 2004 mettant en vedette Misty MundaeJulian WellsRob Monkiewicz et Erika Smith. Il raconte l'histoire d'un bar de danseuses nues (le Go-Go-Saurus) envahie par des araignées venimeuses (ou des tiques géantes, c'est pas clair) suite a la réception d'une caisse de cannabis "expérimental".



[2007] Ice Spiders


Tandis que des skieurs professionnels s'entraînent en montagne, un laboratoire de recherche secret situé sur la même montagne conduit des expériences génétiques sur des araignées. Je vous laisse deviner la suite.

Tibor Takács est un réalisateur d'origine hongroise qui se passe probablement de présentation pour la plupart d'entre vous. Depuis le milieu des années 80 il enchaine, de manière quasi-industrielle, les films de monstre et les DTV quelconques.


Ice Spiders est aussi un DTV quelcomque, même si ce n'est pas son pire. Les amateurs de ski y trouverons peut-être leur compte et les araignées CGI n'y sont pas (trop) mal-foutus. C'est pas mal tout ce que je trouve à dire sur cette oeuvre a part, peut-être, qu'il met en vedette Vanessa Williams et que Vanessa Williams, moi, je la trouve plutôt jolie...

Dans l'ensemble, ça reste un film de routine dépourvu de la moindre originalité. Dans le genre, Tibor Takács fera beaucoup mieux en 2013 avec Spiders 3D.



[2011] Camel Spiders


Le célèbre réalisateur de séries-z Jim Wynorsky nous propose ici un film à petit budget sympathique inspiré d'une photo elle aussi célèbre pour avoir fait, depuis la guerre du Golfe, mainte fois le tour des réseaux sociaux.

En réalité cette photo est trompeuse puisqu'elle utilise un bête effet de perspective pour nous faire croire la créature beaucoup plus grosses qu'elle ne l'est en réalité. N'empêche, même plus petite, j'espère bien ne jamais en voir de vrai de ma vie!

De son véritable nom "solifugae", l'appellation anglophone "Camel Spider", de même que les noms français qu'on lui donne - araignée du soleil et araignée a dix pattes - sont trompeuses ça ce n'est pas une araignée. C'est de la classe des arachnides, certes, mais elles ont plus proche du scorpion. Leur taille, en réalité, ne dépasse jamais plus qu'une dizaine de centimètres (ce qui n'est quand même pas petit!).

Mais la réalité n'intéresse pas plus Jim Wynorsky que les amateurs de ses films et on fait semblant ici que toutes les rumeurs sur la créature sont vraies.


Le corps d'un soldat mort à la guerre en Iraq est rapatrié aux États-Unis. Bien-sûr, vous devinez ce qu'il y a, aussi, dans le cercueil. Une invasion d'araignées a dix pattes s'ensuit.

A noter que les créatures de la classe des solifugae ont des pédipalpes (sortes de mandibules) très développées et très similaires a leurs pattes, d'où l'appellation doublement erroné d'araignée a dix pattes.

Camel Spiders est une oeuvre préformaté, un "creature feature" de routine, mais il est tout de même fait avec professionnalisme et se laisse visionner sans peines.

[2012] Arachnoquake

Un tremblement de terre crée une fissure dans la croute terrestre en plein centre-ville de Bâton Rouge en Lousiane. Des araignées albinos, cracheuses de feu et agressives en sortent et un carnage commence.

Le film suit, en alternance, différent groupes qui, éventuellement, se croisent: Une équipe féminine de baseball et le chauffeur de leur autobus, un guide touristique et son groupe de touristes (dont la femme et les ados du chauffeur d'autobus des joueuses de baseball) et le père et la soeur du guide touristique.

Arachnoquake fut pour moi une agréable surprise. Je m'attendais à un terrible navet, j'ai eu un navet, certes, mais un bon petit navet sympathique qui ne se prend pas au sérieux le moindrement, mais n'en sombre pas trop dans la comédie pour autant.

Il est réalisé par Griff Furst, un acteur et réalisateur de série-b à qui on doit aussi l'amusant Swamp Shark et un rip-off de I am Legend intitulé I am Omega qui est meilleur que l'original.

On y retrouve en autre Edward Furlong ainsi qu'une panoplie de jeunes actrices ayant, pour la plupart, de très jolie jambes.

Pour une production SyFy, c'est vraiment pas mal!


[2013] Spiders 3D


Une station spatiale russe ou l'on menait des expériences sur des araignées s'écrase dans le métro de New-York. Oui, je sais, ça ne fait aucun sens, mais des araignées gigantesques s'en échappe quand même et sème la terreur dans la ville.

Deuxième film d'araignées tueuses de Tibor Takács après le quelconque Ice Spiders, Spiders 3D lui est beaucoup supérieur. ça n'en fait pas un bon film pour autant, le synopsys ci-haut devrait déjà servir d'indice que ce film, c'est n'importe quoi. N'empêche, Spiders 3D est un film agréable à regarder même si, ce faisant, l'utilisation de son cerveau est fortement déconseillé.

On y retrouve Christa Campbell qui, avec sa tête d'actrice porno boursouflé au botox, tente péniblement de nous faire croire qu'elle est la femme intelligente que son rôle exige et Patrick Muldoon qui n'en est pas à sa première rencontre avec des créatures arachnoïdes puisqu'il était dans Starship Troopers.

Ce qui sauve le film et en fait, somme toute, un divertissement agréable, c'est l'action bien réglé (on ne s'ennuie pas) et les effets spéciaux plutôt réussis.


Si les requins ont leur Jaws, les araignées, elles, n'ont rien. La qualité varie, mais dans l'ensemble les films d'araignées tueuses sont des films routiniers et sans envergures (J'ose pas dire nul-à-chier, mais je le pense un peu quand même) . Pourtant, cette créature - de qui les gens ont déjà peur dans la vraie vie même lorsqu'elle est minuscule et qu'il n'y en a qu'une - a le potentiel de faire un film d'horreur véritablement effrayant!

Ce film-là n'a pas encore été filmé.

Et vous, avez-vous peur des araignées et quel est le film d'araignées qui vous a le plus effrayé?

February 28, 2013

Acid Mothers Temple's Space Resurrection Tour!



J'ai déjà parlé du groupe spaced-out/psychédélique  ACID MOTHERS TEMPLE dans cette chronique. Ceux-çi entreprendront, en avril-mai prochain, une tournée nord-américaine intitulée: "The Space Resurrection Tour in US & Canada 2013".

Ils seront à Montréal le 15 avril à la Sala Rosa (et non au Il Mottore comme ils en avaient l'habitude).

Les dates pour le reste du Canada et des États-Unis sont disponibles sur la page Facebook de l'évènement.


February 16, 2013

Dérives


Je viens de voir Dérives, un documentaire sur les évènements du printemps dernier - surnommés "le printemps érable" - focussant plus particulièrement sur la violence policière.



Il est réalisé par le collectif 99%Media - qui se proclame une alternative aux médias traditionnel.

Pour avoir suivi - et un peu vécu - ce fameux printemps en direct, ce documentaire ne m'a pas appris grand-choses; il demeure quand même un excellent condensé pouvant - et c'est son but - amener certaines personnes à pousser leur raisonnement un peu plus loin.

Pendant le printemps en question, les médias étrangers, pas tous, bien sûr, mais en bonne partie, se sont relativement rangés du côté des manifestants. On a parlé de l'éveil d'une génération et d'un corps policier violent et répressif mené par un gouvernement de droite corrompue. Ce n'était pas le cas ici ou les médias de masses ont plutôt parlés d'une génération d'enfants gâtés, de vandales, de violence et d'intimidation et d'un gouvernement "bâilloné" par "la rue".

Dérives cherche à corriger le tir et à montrer "la rue" telle que ça s'est passé pour vrai. Parce que si le printemps érable a provoqué la chute du gouvernement en place, le nouveau, supposément plus "de gauche" nie toujours un débordement policier et n'envisage nullement la moindre enquête publique sur cet aspect du soulèvement.

J'en conseille vivement le visionnement!


Pour visionner DÉRIVES sur YouTube:
http://www.youtube.com/watch?v=9iZdAdczrGk

Pour télécharger le film en format AVI:

SD-DVD (2.26 GB)
https://mega.co.nz/#!zQFA1ToD!Vj6iBkz8FuWfKRPxnD8_aTtifnx0FGQVx4nFKuT5uEA


HD-1080 (5.28 GB)
https://mega.co.nz/#!XJFHRAyC!fXwNIgx_YUM_xYh5IY84JFaf9HBTsg6SOwPo6xiBbFM


February 13, 2013

Les femmes géantes



La macrophilie est l'expression d'un désir sexuel pour les femmes beaucoup plus grande que soi. Quand je dis beaucoup, c'est beaucoup - pas de grandes dames comme, genre, des joueuses de basketball, plutôt grandes comme dans "elles peuvent botter les fesses à Godzilla".

Ce fantasme étant, concrètement, difficilement réalisable, les adeptes se rabattent sur du photoshopage. Le web en est bourré. C'est plein de créativité, mais un constat est clair: les chances de macrophilisme chez un individu sont inversement proportionnel à ses talents en montage photo!

De toutes façons, désolé pour eux, mais des femmes géantes - ou des hommes géants d'ailleurs - non seulement ça existe pas, mais c'est impossible..

Dans son "Discorsi e dimostrazioni matematiche", Galilée explique son "principe de la similitude" qui dit, grosso modo, que pour grossir un être vivant, on ne peut garder ses proportions, car la masse d'os et de muscles devrait, pour supporter le reste, grandir par un facteur de quatre. Bref, nos géantesses auraient, une fois la taille atteinte, des allures de rhinocéros ou d'éléphants ce qui, force est d''admettre, est beaucoup moins sexy.

Mais ce qui m'intéresse ici, bien sûr, c'est pas trop le fantasme des macrophiles (il est rigolo quand même, j'ai un petit coté macrophile je crois), ni la science, mais les films fantastiques basés sur le thème. Étrangement, on en retrouve relativement peu.


1953 - Attack of the 50 Ft Woman


La grand-mère de toutes les géantesses du cinéma est sans contredits Nancy Archer - interprété par Allison Hayes dans le film de 1953 Attack of the 50 Foot Woman. Allison Hayes est une actrice peu connu - en fait pratiquement connu uniquement pour son rôle dans ce film. Des ennuis de santé ne lui ont permis qu'une carrière courte et ce n'est que vers la fin de sa vie qu'elle a découvert que les problèmes de santé en question étaient en fait causés par ses propres médicaments qui contenaient de fortes doses de plomb... Elle termine sa vie en militante contre les abus des compagnies pharmaceutiques et il me faut admettre qu'en soit, ça me la rend plutôt sympathique...

Sa rivale (qui, elle ne grandit pas), Honey Parker, est interprétée par Yvette Vickers. Cette actrice de série-B (elle a joué dans de nombreux navets comme, par exemple "Attack of the Giant Leeches") est surtout connu pour avoir été la "Playmate of the Month" (juillet 1959) avec Russ Meyer derrière la caméra. Elle mène une vie jet-set et glamour puis sombre dans l'oublie pour finalement être retrouvée momifiée devant son téléviseur longtemps après sa mort....


Le film est réalisé par l'américain d'origine Roumaine Naftuli "Nathan" Hertz Juran. S'il est connu pour avoir gagné l'Academy Award pour son premier film How Green Was My Valley, son répertoire est principalement constitué de films plus léger comme The Deadly Mantis, The 7th Voyage of Sinbad (un petit chef-d'oeuvre avec des animations de Ray Harryhausen) ou encore The Brain from Planet Arous.

Attack of the 50 ft Woman fut inspiré par d'autres films de gigantismes populaires à l'époque comme The Amazing Colossal Man. Son idée (de génie?) fut simplement de remplacer le géant par une géante plus ou moins vêtue...

C'est un film plutôt nul et ennuyant même si, pour l'époque, les effets spéciaux sont novateurs.


1959 - The 30 Foot Bride of Candy Rock

Premier film de Louis Francis "Lou" Costello sans son partenaire William Alexander "Bud" Abbott avec qui il formait le populaire duo "Abbott and Costello" et aussi dernier film avant sa mort le 3 mars 1959, The 30 foot Bride of Candy Rock est une comédie burlesque de 1959 réalisé par Sidney Miller. Miller est surtout connu pour ses épisodes de télé-séries à succès comme "Bewitched", "The Adams Familly" et "The Mickey Mouse Club".

Ça fait un peu étrange de voir Lou sans Bud - et c'est un peu triste aussi - mais force est de constater qu'il se débrouille très bien tout seul et que si la santé lui avait permis, il en aurait sans doute fait de nombreux autres.

La femme géante (qui n'y a que 30 pieds, ce qui en fait la plus petite mentionnée sur cette page) est interprété par la souriante Dorothy Michelle Provine, une blonde ravissante  surtout connu pour ses rôles à la télévision.

Lou Costello est drôle sans n'avoir à rien faire et comme tel, The 30 foot Bride of Candy Rock est un film rigolo, mais outre la présence de son acteur-bouffon vedette, c'est un film assez bâclé qui - s'il n'était l'unique film avec Lou sans Bud - serait probablement tombé dans l'oubli.

1965 - Village of the Giants


Village of the Giants est un film plus ou moins culte de 1965 réalisé par Bert Ira Gordon - surnommé "Mister Big" pour son obsession à toujours faire des films avec des créatures géantes.

C'est un film pour adolescent plutôt quelconque, mais néanmoins amusant à cause de quelques scènes vraiment pissantes - notamment l'apparition, sur une piste de danse, de canards géants pendant un spectacle du groupe rock "The Beau Brummels" - groupe qui jouissait, à l'époque, d'une assez grande popularité et dont ce film se veut, plus ou moins, un véhicule promotionnel.

Le film ne focus pas sur une femme géante en particulier, mais sur un groupe de jeunes (hommes et femmes) tous transformés en géants suite à l'absorption d'une substance (appelée "Goo") développée par un petit geek à lunette.


1993 - Attack of the 50 Ft Woman

C'est pas parce qu'un film est insipide et nul qu'Hollywood en fait pas un remake!

Attack of the 50 ft Woman est un téléfilm de 1993 réalisé par son Éminence le Baron Haden-Guest cinquième du nom et mettant en vedette la célèbre autiste blondinette Daryl Hannah.

Le petit noble, c'est Christopher Guest, époux de Jamie Lee Curtis. Il est surtout connu récemment pour avoir réalisé l'excellent pseudo-documentaire This is Spinal Tap. Je me fous un peu de sa gueule parce que moi, la monarchie, elle me torche plus qu'autre chose, mais force est d'admettre, quand même, que son Éminence est un excellent réalisateur. Si j'étais lui, je renierais ce titre à la con.

Daryl Hannah, qui interprète cette fois Nancy Archer, se passe pas mal de présentation; c'est la répliquante gymnaste de Blade Runner, la sirène de Splash et un de mes fantasmes pré-adolescent (avec Danielle Ouimet, j'avais quelque chose pour les blondes a l'époque, faut croire).

Attack of the 50 ft Woman est un film correct, mais ça aurait été nettement meilleur avec un peu moins de mélodrame et un peu plus de destruction. Parce que quand on regarde un film à propos de quelque chose de 50 pieds de haut (ou plus), peu importe que ça soit une pitoune, un lézard radioactif ou une moussaka, on veut des buildings détruits, des piétons écrasés et des voitures lancées, pas un drame conjugal!

Cette version demeure, quand même, nettement meilleure que l'original.

1995 - Attack of the 60 ft Centerfold


Attack of the 60 ft Centerfold est un film de Fred Olen Ray. Lui, si vous ne le connaissez pas, c'est un des grands maîtres américain du série-Z - malheureusement, ces dernières années, il s'est pas mal reconverti dans le softcore insignifiant mettant en vedette Christine Nguyen. J'ai rien de personnel envers Christine MGuyen mais... enfin, je préfère les films de Fred Olen Ray du siècle précèdent...

On a droit ici a non seulement 10 pieds de plus, mais en plus pas une, mais deux géantes! La première interprétée par J.J. North, l'autre par Tammy Park.

Janey Jaye North est une prolifique actrice de nanars qui eu ses heures de gloire dans les années 90 avec des titres comme Vampire Vixens from Venus, Depraved ou encore Bikini Hotel avant de prendre une retraite prématurée au début des années 2000. Sans aller jusqu'à dire que c'est une bonne actrice, mais considérant que c'est une blondasse siliconée dont les rôles ne consistent, plus souvent qu'autrement, qu'à exhiber sa généreuse poitrine, elle se débrouille quand même admirablement.

Tammy Park, quant à elle, est une vedette du magazine Penthouse et actrice porno de même qu'occasionnellement actrice de série-Z. À l'instar de la précédente, elle éprouve quelques difficultés lorsque son rôle l'oblige a autres choses que de simplement être a poil.

Dans sa catégorie, Attack of the 60 ft Centerfold, est un assez bon petit film sans prétention, faisant du mieux qu'il peut dans les limites de son budget sans trop se prendre au sérieux; du Fred Olen Ray comme au bon vieux temps....


1997 - Attack of the 50 ft Hooker

Attack of the 50 ft Hooker est un obscur porno de 1997 mettant en vedette Leena dont, par ailleurs, la poitrine est déjà atteinte de gigantisme. Je n'ai pas vraiment réussi à trouver d'informations sur ce film (ni le film lui-même) sinon ce court trailer:



2008 - All-Nude Giant Girl

全裸巨大少女 (All-Nude Giant Girl) est un film pornographique japonais de 2008 issu des studios de la compagnie Soft-on-Demand et mettant en vedette la plantureuse Yuu Haruka. Cette compagnie se spécialise dans des vidéo parfois onirique de fantasme étranges! Télécommande pour faire disparaitre les vêtements, dildos à pédales... Si vous êtes assez pervers pour y penser, Soft-on-Demand a fait un film la-dessus!

On est loin du divertissement de qualité, mais j'ai bien rigolé devant ce film (que j'avais d'ailleurs commenté sur mon défunt blog Acheter et entretenir sa tronçonneuse).

Le clip ci-bas nous montre l'entrée triomphante de scientifiques dans le vagin de notre héroïne - il va sans dire que malgré les mosaïques, il n'est pas conseillé de le visionner devant les enfants ou votre patron...

2012 - Attack of the 50 ft Cheerleader

Attack of the 50 foot Cheerleader est un film américain de 2012 réalisé par Kevin O'Neil. O'Neil est essentiellement un maître en effet spéciaux travaillant aussi bien dans le petit budget que dans le gros bidule hollywoodien. Il est aussi, à ses heures, réalisateur de petits films paumés comme "Dinoshark" et "Dinocroc".
Attack of the 50 foot Cheerleader est son troisième film. Le quatrième, un post-apocalypse avec des dragons intitulé Dracano, est présentement en post-production.
La cheerleader géante est interprété par Jena Sims, une ex-Miss Georgia Teen USA que l'on peut voir surtout à la télé dans des séries comme CSI, Dexter ou Entourage.
Sans être un désastre, Attack of the 50 foot Cheerleader - tout comme les films précédent du même réalisateur d'ailleurs - est une oeuvre sans grande originalité laissant une impression de déjà-vu tant elle ne se limite qu'au cliché du genre sans chercher à aller vraiment plus loin.. Ça se laisse quand même regarder, y'a pire...

Zen et Giga

Zen et Giga sont deux filiales de la même maison de production japonaise spécialisé dans les films de super-héroïnes. Zen produit des films "normaux", Giga des films similaires mais à saveur pornographique. À eux deux, elles comptent au total 37 films de femmes géantes... Beaucoup trop pour tous les passer en revue ici, surtout que chez Zen et Giga, on recycle pas mal toujours le même scénario de films en films...

Quelques autres géantesses...

J'ai focussé jusqu'à présent sur les films ou la femme géante est le thème du film en soi, mais plusieurs films ont des femmes géantes qui ne sont pas le personnage principal.

Boccaccio '70

Dans le segment de Frederico Fellini de cette anthologie datant de 1962, un vieil homme fantasme sur une femme géante (interprété par Anita Ekberg). Une scène courte qui, sans surprise, fait preuve de plus d'intelligence que tous les autres films mentionnés sur cette page réunies.

Dude, Where's My Car?

Au lendemain d'une soirée bien arrosée (et boucanée), deux potheads (Ashton Kutcher et Sean William Scott partent à la recherche de leur voiture et, ce faisant, vivent de multiples aventure dont la rencontre d'une femme géante venue de l'espace (Jodi Ann Paterson).



Jason and the Argonauts

Dans le péplum "Jason and the Argonaut" (Celui de 1963, pas le téléfilm débile) la (très grande) déesse Héra (jouée par Honor Blackman) fait une courte apparition devant Jason.


La femme géante est un thème intéressant - bourré de symbolisme et - pour certain - de féminisme. Pouir ma part, je me contente de parler des films et je laisse leurs interprétations aux spécialistes :)

J'ai volontairement mis de côté les films d'animation - Ginormica de Monsters vs Aliens aurait eu sa place ici- parce que sinon j'en finissais plus... J'ai aussi ignoré l'effet contraire (les hommes qui ont rapetissés). Ça sera pour un autre post.



La parole est maintenant à vous! Est-ce qu'il y a des géantes du cinéma que j'ai omis? Avec vous une femme géante préférée? Etes-vous macrophile?...


February 11, 2013

Un retour bientôt?


Ça fait une éternité que j'ai pas posté ici et vous m'en voyez immensément désolé...

Mais le retour s'annonce, je prépare - lentement mais sûrement - un post sur "Les femmes géantes" - les macrophiles parmi vous devraient s'en réjouir.

Et par ailleurs, j'ai aussi fait mon premier post sur le "Uranium Cafe Cinema Club" dans mon anglais approximatif au sujet des films de Zen Pictures..

A bientôt!